Elle attendait. C'est toujours l'attente qui crée les événements, jamais l'inverse. Elle avait envie d'aimer. Elle eut quelques histoires, mais toujours décevantes. Les hommes qu'elle rencontrait n'étaient jamais a la hauteur. Ils manquaient cruellement d'ambition, la fesait souffrir, se contentaient de peu, et elle les fuyait très vite. C'était sa façon a elle de ne pas prendre le risque de tomber amoureuse d;un être imparfait. Ca lui etait arrive, une fois, mais s en etait rendue compte bien trop tard.
Pendant plusieurs années, sa vie s'était maintenue dans cet état d'attente incertaine. Elle avait la certitude d'une lente préparation: tout ce qu'elle vivait la menait progressivement vers une destination qu'elle ignorait, mais a laquelle elle aspirait. Elle marchait. Chaque jour, elle marchait dans les rues de Paris. Je ne sais pas ce qu'elle cherchait exactement. Sans doute progressait-elle dans la constitution de son attente. Son itinéraire n'était jamais vraiment le même: l'insignifiance le modifiait pour un rien, une éclaircie, une sensation d'animation dans une rue plutôt que dans une autre, la vitrine d'un magasin, le baiser d'un couple.
Elle avait peur de vieillir, de passer a cote de la vie, et je crois qu'inlassablement elle tentait d'évacuer ces pensées harcelantes qui s'attaquent aux derniers espoirs enfantins, notre royaume perce de toutes parts a travers lequel s'écoule la vie, fuyante, immatérielle, s'écoulent, devenus liquides et tièdes, les rêves d'autrefois qui nous faisaient croire a la beauté.
Pendant plusieurs années, sa vie s'était maintenue dans cet état d'attente incertaine. Elle avait la certitude d'une lente préparation: tout ce qu'elle vivait la menait progressivement vers une destination qu'elle ignorait, mais a laquelle elle aspirait. Elle marchait. Chaque jour, elle marchait dans les rues de Paris. Je ne sais pas ce qu'elle cherchait exactement. Sans doute progressait-elle dans la constitution de son attente. Son itinéraire n'était jamais vraiment le même: l'insignifiance le modifiait pour un rien, une éclaircie, une sensation d'animation dans une rue plutôt que dans une autre, la vitrine d'un magasin, le baiser d'un couple.
Elle avait peur de vieillir, de passer a cote de la vie, et je crois qu'inlassablement elle tentait d'évacuer ces pensées harcelantes qui s'attaquent aux derniers espoirs enfantins, notre royaume perce de toutes parts a travers lequel s'écoule la vie, fuyante, immatérielle, s'écoulent, devenus liquides et tièdes, les rêves d'autrefois qui nous faisaient croire a la beauté.


